Inception: par delà le rêve.

Par Grandsteack

Par le réalisateur de « The Dark Knight »,  avec Michael Caine dans le même type de rôle que dans « The Dark Knight », une affiche qui rappelle vaguement celle de « The Dark Knight »… c’est bon, on le saura que Nolan a réalisé le meilleur film d’action de ces dernières années, faudrait voir à s’en détacher pour faire une création originale. Toutes ces références ont dues être demandées par le producteur pour le marketing…  tiens, c’est Nolan le producteur…  en fait il a juste chopper  un gros melon… Passons au film lui-même.

Le pitch : Dom Cobb est un agent  dont la spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu.

Le scénario annonce la couleur : on va naviguer en pleine SF, entre Total Recall, Matrix, voire Blade Runner. Bien que tortueux, il ne souffre pas de problème de compréhension de par une séparation claire des lieux de déroulement et permet de suivre tour à tour les différents personnages dans leur spécialité et donc de se concentrer sur le jeu des acteurs.

Avec un casting mêlant stars et jeunes pousses, on arrive à s’immerger dans l’histoire et suivre leur péripétie sans se soucier d’éventuelles incohérences, sauf pour le personnage de Di Caprio. Non pas que son jeu soit mauvais, mais son personnage manque de crédibilité par rapport à son importance. Mais ce détail est vite mis de côté par les attraits du film : les scènes d’action et les effets spéciaux.

Nolan s’y entend pour en mettre plein les mirettes. Sa réalisation, notamment sur les scènes d’action, s’inspire de modèle du genre et il aime  retranscrire à l’écran ses modèles : les scènes de combats en apesanteur font référence à Matrix, les imbrications de rêves à Total Recall et son goût des décors dédaléens fait penser à Blade Runner. Accompagnées d’effets spéciaux au top, le résultat est bluffant, pour un résultat égal à celui du Dark Knight. En ce qui concerne la narration, parfois complexe, il n’en est pas à son coup d’essai et avait montré sa maitrise de la chose dans Memento.

Au final, Inception ne souffrira que de quelques problèmes d’écriture traduisant peut être une certaine difficulté pour Nolan à transposer ses concepts fétiches, tels le mensonge, la manipulation ou la trahison, dans l’univers de la science fiction avec le même brio qu’il ne le fait dans celui du polar. Mais on ressort du film la tête pleine de rêve, en se demandant si le producteur-réalisateur-scénariste à succès ne nous a pas fait subir une inception : et si c’était lui qui reprenait le flambeau des Lucas, Spielberg et autre Cameron ?

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Un commentaire pour Inception: par delà le rêve.

  1. Jojo dit :

    Excellent film, vraiment à aller voir car ça vaut le coup. Un peu compliqué et pas mal de réflexion derrière.

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